Réflexion critique et compétences

Je ne suis pas arrivée dans cette formation sans expérience de la rédaction. Mon parcours en marketing et en création de contenus m’avait déjà appris à rechercher, hiérarchiser et adapter l’information.

La formation ReDDI m’a surtout fait évoluer vers une logique plus technique. Il ne s’agit plus seulement d’écrire un texte fluide, mais de produire une information exacte, structurée, facile à utiliser et à mettre à jour.

Autoévaluation des compétences

Rédaction technique et structuration de l’information

C’est la compétence que j’ai le plus développée, notamment à SNCF Réseau. J’ai principalement travaillé sur des textes de prescription très techniques, qui demandaient de croiser plusieurs référentiels, de comprendre un vocabulaire métier complexe et de trouver le bon niveau de détail selon les publics. Je considère avoir acquis de bonnes bases en rédaction et en structuration de l’information.

Rédaction modulaire et gestion documentaire

C’est en revanche la compétence que j’ai le moins pu pratiquer. La formation nous a permis de découvrir plusieurs outils, notamment Heretto et FrameMaker, ce qui était très intéressant. Mais nous n’avons pas eu assez de cours consacrés à la rédaction modulaire elle-même.

À la SNCF, les documents étaient principalement produits sous Word, avec beaucoup d’informations répétées d’un fichier à l’autre. J’ai donc surtout compris l’intérêt de la modularité à travers les problèmes liés à son absence : doublons, mises à jour inégales et risques d’incohérence.

Design d’information et e-learning

Les documents SNCF étaient très textuels, avec peu de visuels ou de schémas. J’ai donc demandé aux prestataires externes de m’initier à Draw.io afin de pouvoir créer des logigrammes.

J’ai également proposé un sujet e-learning, ce qui m’a permis de réaliser un guide consacré aux courriers techniques sur une page Power BI. Ces initiatives m’ont permis de travailler sur des formats un peu différents des textes de prescription habituels.

Outils numériques

La formation m’a permis d’utiliser des outils très variés : HTML, CSS, Framer, Flourish, Heretto, FrameMaker, Word avancé, Excel et plusieurs logiciels Adobe.

Je ne me positionne pas comme développeuse, mais je suis aujourd’hui plus autonome et mieux capable de comprendre les contraintes techniques liées aux contenus.

Communication plurilingue

J’ai travaillé en anglais et en espagnol dans le cadre des projets universitaires.

En revanche, tout était rédigé en français à SNCF Réseau. Cela m’a manqué, car j’aurais aimé appliquer l’anglais technique dans un vrai contexte professionnel, avec ses contraintes de terminologie et de validation.

Entre université et entreprise

La formation m’a apporté de la variété : sites web, datavisualisation, e-learning, publication structurée, localisation et vidéo. Elle m’a permis de tester plusieurs formats, plusieurs outils et plusieurs façons de concevoir un contenu, selon les supports et les publics visés.

L’entreprise, de son côté, m’a apporté davantage de profondeur. À la SNCF Réseau, j’ai été confrontée à des contenus ferroviaires complexes, à un vocabulaire métier dense et à de vraies contraintes documentaires. Les supports étaient moins variés que dans la formation, mais les sujets demandaient un important travail de compréhension, de recherche, de hiérarchisation et de rigueur.

Les deux expériences ont donc été complémentaires. La formation m’a permis d’explorer un champ large de pratiques, tandis que l’entreprise m’a appris à travailler sur des contenus techniques plus exigeants, dans un cadre concret. En revanche, certaines compétences importantes du référentiel, comme la rédaction modulaire ou l’anglais technique, ont été peu mobilisées en entreprise, ce qui a créé un léger décalage entre certains apprentissages académiques et leur mise en pratique.

Difficultés rencontrées et solutions

La première difficulté a été la complexité des contenus SNCF. Pour progresser, j’ai appris à croiser les sources, à poser davantage de questions et à reconstituer la logique d’un sujet avant de rédiger. Avec le temps, j’ai gagné en méthode et en autonomie sur cette phase de compréhension.

La deuxième difficulté concernait les outils, en particulier Word. Sur des documents complexes, les styles, tableaux, listes, renvois ou sections pouvaient rapidement se dérégler. Une partie du travail relevait donc davantage de la remise en forme que de la rédaction technique pure. Cela m’a aussi permis de mieux mesurer les limites d’un outil qui n'est pas fait au départ pour une gestion documentaire avancée.

Enfin, mes missions étaient assez peu variées, avec une dominante de textes de prescription. J’ai donc essayé d’élargir mon champ d’action en proposant d’autres pistes, comme le guide Power BI ou l’utilisation de Draw.io afin de créer des logigrammes. Créer le guide Power BI a été une véritable mission sur le long-terme. J'ai pu apprendre à utiliser OBS Studio, un logiciel de capture vidéo et j'ai créé une présentation entière sur PowerPoint, avec des visuels d'illustration.
Même si certaines tâches étaient ponctuelles, le fait de travailler sur des guides, des vidéos et des graphiques m’a permis d’introduire un peu plus de diversification dans mon travail.

Bilan

Cette année m’a confirmé que la rédaction technique correspond bien à mon profil. J’y retrouve ce que j’aime : comprendre des sujets complexes, structurer l’information et la rendre plus claire pour un public précis.

J’ai surtout consolidé mes compétences en rédaction, en analyse et en structuration de contenus techniques. J’ai aussi mieux identifié mes axes de progression, notamment la rédaction modulaire, l’anglais technique et la création de supports plus visuels ou interactifs.

La formation m’a enfin permis de préciser la suite de mon parcours et le type de missions vers lesquelles je souhaite évoluer.